Feminisme

Mouvement du groupe féministe en Indonésie après Raden Ajeng Kartini

Depuis le décès de Kartini, un mouvement du groupe féministe apparait. Putri Mardika fut le premier en 1912 avec pour objectif l’éducation des filles indonésiennes. Ils publièrent un journal hebdomadaire qui se concentre sur les problèmes prioritaires : la polygamie, le mariage précoce et le mariage forcé (Pringgodigdo, 1964).

Puis de plus en plus, d’associations de femmes ont germé sous la forme soit d’associations locales, soit des “sections féminines”, rattachées à des associations plus amples.

En 1915, il y eut Pawijatan Wanito à Magelang et Wanito Hadi à Jepara. Wanito Susilo apparait en 1918 à Pemalang puis en 1919 à Surabaya, Putri Budi Sedjati (qui devait survivre à la Seconde Guerre Mondiale) et en 1920, à Yogyakarta, Wanito Utomo et Wanito Mulyo.

Il convient également de mentionner l’association ‘Aisjijah, organisée dès 1917 au sein de la Muhammadijah, ainsi que l’association des femmes catholiques, Wanita Katolik, organisée à Yogyakarta en 1924. Les deux eurent l’objectif de faire avancer les femmes en tenant fortement compte des valeurs religieuses.

Les associations féminines organisèrent une première réunion Kongres Perempuan I (Congrès de Femmes I) du 22 au 26 décembre 1928 (Darwin, 2004). Cette date du 22 décembre (1928) sera célébrée par la suite comme Hari Ibu (fête des mères). Plus de 30 organisations de femmes s’y réunirent.

Ils décidèrent de créer Perikatan Perkumpulan Perempuan Indonesia (Fédération des femmes indonésiennes), abrégée en PPPI, transformée en 1929 sous le nom de Perikatan Perhimpunan Isteri Indonesia (Fédération des associations des épouses femmes indonésiennes” (abrégée en PPII).

PPII avait un objectif : l’amélioration de la condition féminine dans l’éducation et le mariage, ce qui fut l’objet de discussions lors du premier congrès : la position des femmes dans le mariage selon le droit musulman, la protection des femmes et des enfants dans le mariage, la prévention du mariage précoce et l’éducation pour les filles de famille modeste, la réforme de la loi du mariage.

Lors du deuxième congrès, quelques autres sujets sont ajoutés : le trafic de femmes, le droit de vote des femmes et le haut taux de la mortalité infantile sont abordés. Certains sujets sont toujours pertinents par rapport à la situation actuelle, ce qui montre qu’en effet la condition féminine en Indonésie ne s’améliore pas (Darwin, 2004).

La première revendication du droit de vote des femmes émergea en 1935 lors du Congrès des Femmes II. Deux ans plus tard, les femmes obtinrent le droit de vote passif, elles eurent le droit d’être élue mais pas encore le droit de vote. En 1941, le gouvernement des Pays-Bas attribua le droit de vote mais les femmes n’eurent pas encore le temps d’en profiter car  les soldats Japonais arrivèrent (Poesponegoro & Notosusanto, 1993).

C’est pour cela que depuis l’indépendance, Undang-undang Dasar 1945 (la Constitution de 1945) garantit l’égalité de tous les citoyens devant la loi et du gouvernement. Cela signifie que depuis les premiers jours de l’indépendance, les indonésiennes ont le droit d’élire et d’être élues aux élections générales même s’il fallut attendre 10 ans pour « utiliser » ce droit lors de la première élection eut lieu.

En dehors des organisations qui joignirent PPII, il y eut d’autres organisations. Une de celles qui est radicale est Isteri Sedar (Femme vigilante), fondée le 22 mars 1930, dirigée par Soewarni Djojoseputro. Elle rejeta ouvertement la polygamie en déclarant que les indonésiennes ont droit à la justice et la liberté alors que la polygamie est un véritable déni de la  justice et de la liberté.

Quand Sukarno a déclaré que le mouvement des femmes devait d’abord se concentrer sur la libération nationale avant de réclamer leurs droits, Soewarni Djojoseputro a affirmé le contraire: l’égalité des femmes est une condition préalable pour conquérir l’indépendance nationale (Candrakirana, Ratih & Yentriyani, 2009).

Soewarni Djojoseputro fut une ardente militante. Pendant cette période (et celle de Suharto plus tard qui allait accentuer encore davantage cet objectif), la finalité de l’éducation pour les filles ne fut que de les préparer de devenir une bonne mère et une bonne épouse. Elle est la seule qui contesta ceci (Marlita & Poerwandari, 2005).

L’éducation devrait ouvrir l’opportunité pour les femmes de travailler mieux et d’être émancipées économiquement de leur mari. L’indépendance économique libère les femmes de l’institution du mariage oppressif et inégal. Allant plus loin, elle osa dire que se marier pour être assurée financièrement n’est qu’à un pas de la prostitution (in Poerwandari, 2005, p.61).    

Isteri Sedar, sous la direction de Soewarni Djojoseputro refusa de s’intégrer à la PPII en raison de sa position sur la polygamie. Elle considéra cette fédération hésitante dans son combat. PPII, à ses yeux, ne s’opposa jamais ouvertement à la pratique de la polygamie pour maintenir l’unité de cette fédération étant donné que des organisations Islamique en faisant partie.

L’opinion des organisations islamiques sur la polygamie était (et est toujours) effectivement partagée. Certaines parmi elles considéraient que l’Islam permettait cette pratique ; d’autres non.

La radicalité d’Isteri Sedar augmenta la tension parmi les organisations dont l’unité était déjà fragile à cause d’avis divergents sur la polygamie. Cependant, les sentiments nationalistes et anticolonialisme pendant cette période-là les empêchèrent de se morceler (Marlita et Poerwandari, 2005).   

Comme la voix d’Isteri Sedar résonnait fortement quand elle revendiquait l’indépendance, le gouvernement Hollandais la critiqua et la surveilla. Cependant, le gouvernement Hollandais ne s’opposa pas forcément au combat des organisations féminines.

Effectivement, ces organisations étaient plus libres dans la période de colonisation Hollandais que dans celle des Japonais. Le gouvernement japonais interdit ces organisations.

Dès leur arrivée, les Japonais cherchèrent à supprimer toutes les associations existantes (Lombard, D., 1977). Ils n’autoriserent que les organisations pouvant les aider dans la guerre Asia Timur Raya (Coprospérité asiatique).

La lutte des organisations des femmes se dégrada pendant la période de la colonisation japonaise. Leur but pour élever la dignité des femmes notamment dans le mariage dut subir des changements afin d’aider le Japon à remporter la guerre.

Correctrice : EP 😘

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